C’est sur la scène du Théâtre Le 13ème Art de Paris, les 6, 7, 8 et 10 octobre prochains, qu’Anne Sylvestre fêtera ses 60 ans de chanson – accompagnée au piano par Nathalie Miravette, au violoncelle par Isabelle Vuarnesson et aux clarinettes par Chloé Hammond. 60 ans, déjà ?

La chanteuse a en effet débuté en 1957, à La Colombe, un cabaret parisien où ont également débuté Jean Ferrat, Pierre Perret, Guy Béart, Georges Moustaki, Henri Guybet et bien d’autres. Pour qui connaît le répertoire français, le nom d’Anne Sylvestre égale ceux de Brassens, Brel, Barbara, ou Ferré, même si malheureusement le grand public n’aura (pour l’instant) retenu que ses chansons pour enfants, « Les fabulettes », écrites à partir de 1962. « 60 ans à ne vivre que par, pour, avec et à travers les chansons. Si j’avais pu imaginer ça, le jour où j’ai débarqué avec ma guitare, mes trois accords, quelques couplets pas trop mal fichus et un trac d’enfer, peut-être que j’y aurais regardé à deux fois… mais j’ai plongé et me voilà. Le plus inquiétant, c’est que j’y ai pris de plus en plus de plaisir et que ce n’est pas fini… Les chansons de ce spectacle (60 ans déjà ! Non sans blague ??) je les ai choisies un peu pour moi, beaucoup pour vous, ou l’inverse : des anciennes, des récentes, des connues et des méconnues… Vous verrez bien ! De toutes façons, on sera ensemble ! Je vous attends ».

L’année suivante, elle dévoile son premier 33 tours, et reçoit pour ses chansons le Grand Prix International du Disque de l’Académie Charles-Cros, quatre fois, entre 1963 et 1967. Le répertoire adulte de l’artiste, est moins ludique, beaucoup plus engagé, et extrêmement touchant, des « Gens qui doutent » à « Carcasse ».

En août dernier, Anne Sylvestre se produisait au Festival DécOUVRIR de Concèze. Une rencontre tout en finesse, en humour et en émotion : la guitare de Presque Oui offre un écrin délicat, discrètement virtuose et élégant aux chansons d’Anne Sylvestre. Anne prête sa voix à quelques compositions de Presque Oui. Leurs mots, leurs mélodies, se font écho et se répondent de façon étonnamment juste. Les personnages, les situations, les décors des chansons se complètent… Un duo magnifique d’émotion et de complicité (voir ci-dessous). « Je me souvent défendue, on me disait : « Vos chansons sont des poèmes ». Et je disais : « Non, ce sont des chansons » » nous confie-t-elle.

Thierry Cadet

📷: David Desreumaux

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