Ce jeudi soir, le duo Archimède se produira au Divan du Monde de Paris (avec Maryvette Lair en première partie) afin d’y défendre en live ses trois disques : l’éponyme, « Trafalgar », et surtout le plus récent « Arcadie » (Ἀρκαδία sur les terres grecques ou vivre dans une société idéale de paix et de bonheur). L’occasion pour Horscene de s’installer sur le divan et de passer en revue ce dernier album, aux multiples thèmes intensément humains. La crise (« Allons enfants »), la paternité (« Julia »), les actionnaires (« Toi qui peines au bureau »), le grand amour (« L’amour à perpète », « Au marchand des Amandiers »), l’usure du couple (« Les indociles »), l’anglicisme à tout prix (« Ça fly away » – et sa tourne proche de celle de « La fille du Père Noël » de Dutronc), l’injustice (« Les winners et les branques » – à l’intro qui n’est pas sans rappeler celle des « Plages » d’Aubert’n Ko), la lâcheté (Oh viens ma chérie »), l’enfance malade (le lyrique « Le grand jour » qui clôture l’opus)… tout y passe, avec tendresse, sans rage aucune. Et c’est là toute la force de la plume de Nicolas ; trouver les mots justes, dénoncer sans pointer du doigt, émouvoir même, comme sur « Dis-le nous », cette sublime chanson sur l’homosexualité qui ferait un excellent single (plutôt que d’envoyer toujours aux radios des titres up-tempo qui se prennent tous le mur. Jive, qu’on se le dise). Un disque réalisé avec la team A.L.B.E.R.T. – Vincent Taurelle, Ludovic Bruni et Vincent Taeger (La Grande Sophie, Oxmo Puccino, Alain Souchon, Jean-Louis Aubert, Beck).

Quoiqu’il en soit, les deux frangins d’Archimède, Frédéric et Nicolas Boisnard, poursuivront leur tournée à travers la France jusqu’au printemps prochain. Qu’on se le dise, aussi.

Thierry Cadet

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