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La fille de Daniel Balavoine a décidé de parler un peu de ce père qu’elle n’a jamais connu. C’est à l’occasion de l’album de reprises « Balavoine(s) », mais aussi du coffret contenant trois inédits, que Joana Balavoine se confie à nos confrères de « Paris Match ». « Je n’avais pas de papa. Enfin, ce n’était pas tout à fait vrai… J’avais un papa qui n’était pas là, et j’ai compris que ce n’était pas normal d’avoir juste une maman. Progressivement, je me suis retrouvée en lui. A force d’écouter les gens m’en parler, j’ai ­regardé ses interviews et j’ai découvert ses chansons …/… D’abord, je l’ai beaucoup rejeté. Les gens me parlaient d’un mec que je ne connaissais pas. D’un homme qui semblait leur appartenir et qui n’était pas à moi. Il y a ce paradoxe entre son absence et sa présence permanente. Je n’arrivais pas à m’approprier cet homme public, à me convaincre que c’était mon père ».

Un père disparu il y a bientôt trente ans, le 14 janvier 1986, alors Joana naîtra cinq mois plus tard. « C’est pourquoi je suis restée dans le silence aussi longtemps. Il a fallu que je prenne le temps de découvrir papa par moi-même …/… Aujourd’hui si j’en parle, c’est parce que ça fait du bien. Depuis tant d’années, il y a tellement de gens qui veulent savoir, qui sont curieux d’observer ce prolongement que nous sommes, mon frère Jérémie et moi. J’avais envie de saisir l’occasion de cette date anniversaire pour dire merci à mon père ».

LE SAVIEZ-VOUS ?

Au printemps dernier, Joana Balavoine se lançait alors dans la musique avec son groupe Gentle Republic (à écouter sur ce lien). Après « Triangular », le nouvel extrait de l’EP de son groupe formé avec le chanteur et musicien Alexandre Mazarguil, se nomme « Better Run ». Toujours en anglais. Toujours autoproduit. « Le EP, je le vois plutôt comme une carte de visite » confie-t-elle au site Idoles Mag. « On a envie de faire un album, je ne vous le cache pas. Après, je ne sais pas si c’est ce qui va être fait, parce qu’on ne sait jamais. Mais on a envie d’aller vers un album. Pour l’instant, on n’a pas encore été démarcher les labels. On reste en autoproduction, et ce n’est pas évident. …/… Après, je ne crache pas non plus sur les majors parce que grâce à elles, il y a encore, et heureusement, de super artistes qui émergent aujourd’hui. Mais je pense qu’à trop vouloir faire du pognon, on a perdu en qualité. Tout est fait à la chaîne. Aujourd’hui, au lieu de prendre un artiste pour un projet… on va en prendre dix, en espérant que ça va marcher. On ratisse large ! ».

Thierry Cadet

gentlerepublic.com

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