C’est avec une énergie débordante et une aisance naturelle que James Morrison, plus sexy que jamais, entre en scène avec un déhanché des plus torrides, le 10 mars dernier. Et par n’importe quelle scène, celle du mythique Olympia, boulevard des Capucines, à Paris. Un pied de nez à ses détracteurs qui pointent du doigt les mauvais résultats en France de son troisième album « The Awakening », porté – il est vrai, par aucun tube dans notre hexagone, et seulement classé deux semaines au Top (77ème et 138ème) ; alors que le disque est un succès en Grande-Bretagne, Allemagne, Norvège, Suède, Autriche, Pays-Bas ou Suisse. Bref, la salle est pleine, les fans au taquet. Accompagné de quatre musiciens et deux choristes, le jeune britannique débute son concert par « Beautiful Life », puis enchaîne quelques-uns des morceaux qui composent ses trois galettes, « You Give Me Something » bien sûr, le titre qui l’a révélé il y a (déjà) six ans, mais aussi « Broken Strings » celui qui l’a imposé dans les charts du monde entier grâce à la participation de Nelly Furtado il y a trois ans, qu’il interprète par ailleurs en solo ce soir là et dans une version acoustique au tempo plus lent, prouvant si besoin est qu’une bonne chanson reste une bonne chanson quelque soit l’emballage. Sa voix gorgée de soul est parfaitement maitrisée. Puis c’est « Slave To The Music » qui mettra le feu, ponctué par des anecdotes sur Michael Jackson ou sa fille de 3 ans, avant que « Wonderful World » ne clôture le show devant une salle conquise par l’énergie débordante de l’artiste, un tantinet cabotin, tel un gamin heureux d’avoir touché son rêve du bout des doigts. Vivement la suite.

Thierry Cadet

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