Le 26 juin dernier, il fallait en être et nous en étions ! Parce qu’il y a des artistes comme des mythes qu’il faut avoir vu sur scène au moins une fois dans sa vie. Lenny Kravitz est de cette trempe. Pas tant pour la scénographie (à part un grand écran en fond de scène, rien d’extravagant), mais surtout parce qu’au fil des ans, et de ses albums, le glam-rocker glane son allure nonchalante, sa voix féline et ses sons vintage jusque dans notre inconscient. Depuis « Let Love Rule » et son « Mama Said », le beau Lenny n’a cessé d’acquérir ses galons de rockstar, n’en déplaise à ses détracteurs. Car même si l’on prend plaisir à commenter son look, ainsi que ses apparitions publiques, l’homme n’en est pas moins un artiste prolifique (pas moins de neuf albums en vingt ans de carrière, et des compos pour Mick Jagger ou Madonna). Un homme qui a su conserver son identité musicale au fil de ses collaborations et de ses innovations musicales, en atteste l’album « 5 ».

Dans le cadre du « Black and White America Tour », du nom de son dernier opus paru en août 2011, Léonard Albert Kravitz (de son patronyme) était au Palais Omnisports de Paris-Bercy, accompagné comme à son habitude du guitariste Craig Ross et de la bassiste Gail Ann Dorsey, notamment  musicienne de David Bowie. A cela s’ajoutait un talentueux trio de cuivre, dont un certain Ludo (from France) à la trompette, et un génialissime batteur.

 A 21h et quelques, au son des pêches de cuivres de « Come On Get It », Lenny à fait toner l’enceinte de Bercy, suivit  du désormais célèbre « American Woman », puis du légendaire « Mama Said » (sus-cité). Avec ses trois seuls titres, le ton fut donné ! Lenny a joué pendant 2h15 les titres de son dernier album (« Black & White America », « Rock Star City Life »…), ainsi que les tubes qui ont jalonné sa carrière, devant un parterre Lennysé ! On a pu réentendre des morceaux comme « Let Love Rule », ainsi que « Fields Of Joy », pour le plus grand plaisir des fans de la première heure, ou bien encore « Stand By My Woman » dans une version avec un solo de saxo à faire dresser les cheveux sur la tête d’un chauve. Egalement, d’autres titres moins entendus tiré de l’album « Love Revolution » comme « I’ll Be Waiting », ou une version acoustique de « Believe » du célébrissime album « Are You Gonna Go My Way ». Lenny a fait le show, alternant le français et l’anglais pour parler à son public entre les chansons, et occupant tous les coins de la scène de sa présence animale. Parfois en retrait pour permettre à ses musiciens de briller. Classe. A la surprise générale, l’artiste est descendu dans la fosse pour un petit tour d’honneur parmi le public. On a quitté Bercy enchantés, en chantant…

Que ceux qui ont raté le chanteur se consolent, Lenny Kravitz sera de retour dans l’Hexagone les 9 et 14 juillet, au Zénith d’Orléans, puis à Aix-les-Bains, dans le cadre du festival Musilac.

Frankykong, animal à plumes et à poils

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