Le 22 février prochain, à l’Amphithéâtre du Centre Universitaire Malesherbes (Paris IV – Sorbonne), se jouera la finale du 3ème Prix Georges Moustaki. Un prix qui a par ailleurs récemment ouvert les portes de son site officiel (réalisé par l’Agence multimediaxe), récapitulant ainsi trois années de récompenses, avec mise en avant d’une soixantaine d’artistes indépendants. Car tel est le but de ce prix créé en 2010 par Thierry Cadet et Matthias Vincenot, mettre en lumière le travail d’artistes n’ayant pas la force de frappe nécessaire à partager leur univers avec le plus grand nombre. Chaque année, les finalistes se produisent en live devant le parterre d’un jury composé d’acteurs du paysage musical, journalistes, animateurs radio, DA, attaché(e)s de presse… censés leur donner un éventuel coup de pouce. Certains ont intégré des compiles, d’autres ont été programmés à l’affiche de divers festivals, ou interrogés par certains médias (radios, magazines, Webzines). Des collaborations artistiques sont même nées entre certains candidats.

Pour l’édition 2013, Alexis HK et Barcella (connaissant parfaitement tous deux le parcours indé d’un artiste pour s’y être frottés) sont respectivement Président du jury et parrain de la promotion (faisant ainsi suite à Enzo Enzo, Jeanne Cherhal et Jérôme Van Den Hole). Les univers des finalistes 2013 restent très chanson, certes, mais se distinguent par leur singularité. Entre Askehoug et La Jeanne il y a un pont, l’un se présente tel un dandy des temps modernes, à l’ironie certaine dans les propos (quoique), porté par une musique jazzy, la seconde, également comédienne (Jane Bréduillard), se déhanche sur des airs d’inspiration latine composés par Robert Baccherini. Les suisses d’Aliose (second représentant de ce pays – après Pierre Lautomne la première année), Alizé et Xavier, optent pour une musique plus pop sans omettre quelques insertions dans la chanson plus traditionnelle (« Je n’suis pas folle » par exemple), tandis que Céline Ollivier affirme son côté baby doll, influencée par Gainsbourg and co (et notamment Jane Birkin) sur des mélodies entêtantes. Luciole, après un premier album plutôt slamé, revient à la chanson (avec la participation de Manu Larrouy) sur des intonations souvent syncopées à la Camille, le son et le sens en exergue, tout comme Scotch & Sofa qui, de leurs mots qui sonnent (écrits par Céline Righi) et leurs richesses harmoniques, ne négligent assurément pas les deux. Enfin le groupe 3 Minutes sur Mer (Guilhem et Samuel), déjà en compétition l’an dernier avec l’opus « Notre incapacité chronique à pisser droit », s’arrêtant aux portes de la finale, termine la liste (alphabétique) de ces 7 talentueux finalistes, avec de la chanson rock, dans l’ambiance et le propos, que n’aurait pas reniée Noir Désir à la grande époque de « Marlène » ou « Lolita nie en bloc ».

Ce soir-là, un Prix du Public sera également remis (Melissmell et Vendeurs d’Enclumes, les années précédentes, ayant réussi un doublé gagnant), grâce à 70% de vos votes dans la salle (les 30% restants sont à départager sur le Web, en cliquant sur ce lien). L’entrée au concert (7 finalistes + Barcella) est gratuite, toutes les infos sont ici (pensez à réserver votre nombre de place en envoyant un email à agenda-culturel@paris-sorbonne.fr). Quel le(s) meilleur(s) gagne(net) !

Peter Arnold

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