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On a cherché retrouvé Mathieu Saikaly. T’es pas là, mais t’es où ? Pas là, aurait répondu l’autre. En attendant, et depuis sa victoire à la « Nouvelle Star 2014 » (face à Yseult), c’est au Café de la Danse de Paris qu’on ira applaudir le gus au regard d’hurluberlu. Fort d’un premier album fin et audacieux « A Million Particles » – qui se sera fait attendre (Mathieu aura changé trois fois de directeur artistique pour faire ce qui lui convenait vraiment,), le jeune homme défendra enfin sur une scène parisienne son univers dont ses deux premiers singles, « Cliché cosmique » et « Je t’ai cherchée » – qui pourrait devenir un tube, si les programmateurs radio (qui se plaignent de ne pas avoir suffisamment de production francophone pour assurer les quotas imposés par la loi) se donnaient la peine de le diffuser.

« Il y a eu des problèmes avec le réalisateur. J’ai commencé à travailler avec Mark Daumail de Cocoon, on a bossé ensemble trois jours, ça a bien collé, mais très vite il m’a rappelé pour me dire qu’il fallait mieux qu’il ne travaille pas avec un artiste, car cela aurait pu tourner à la guerre des egos et je pense qu’il avait raison. On a changé de directeur artistique et de réalisateur. J’ai donc rencontré Yann Arnaud, qui a travaillé avec Syd Matters notamment. J’aimais son point de vue sur la musique, son intégrité. En fait, le plus dur, c’était de trouver quelqu’un qui allait respecter ma musique, qui n’essaierait pas de la changer mais de la sublimer. J’ai rencontré deux musiciens aussi, dont Olivier Marguerit qui joue dans Syd Matters et Stéphane Milochevitch, proche aussi de Syd Matters. À partir de là, tout a été plus simple …/… L’essentiel, je crois, c’est d’essayer de provoquer quelque chose. Si ça ne marche pas, tant pis. J’essaie vraiment d’être dans une recherche de la mélodie, je n’ai pas envie de mettre juste des sons les uns derrière les autres ou appliquer une recette parce que je sais que ça marcherait, où alors plus tard, quand je serai devenu idiot. Je trouve que c’est tirer l’auditeur vers le bas… » confie-t-il à nos confrères de rocknfool.net.

Thierry Cadet

facebook.com/mathieu.saikaly