Pauline Croze Bossa Nova 2016

FRONT Pauline Croze - Bossa NovaPauline bossa dur et innova pour ce nouvel album, et ça s’entend. C’est beau, comme un cri silencieux. Onze ans après son premier album éponyme, la chanteuse revient avec l’album « Bossa Nova » (en bacs le 27 mai prochain), reprenant des chansons éternelles comme « La fille d’Ipanema », « Les eaux de mars », « Manha de Carnaval », « Tu verras », « Essa moça ta diferente », « Jardin d’hiver » ou « Voce abusou » (popularisé en France par Michel Fugain « Fais comme l’oiseau ») le premier extrait – avec des invités prestigieux comme Flavia Coelho, Bruno Ferreira ou Vinicius Cantuaria.

Pauline Croze sur les plages de Rio, cela sonne comme une évidence… En mode à la coule, sans presser le pas, la française adopte le tempo qu’il faut. Elle appose son style, ajuste son interprétation, sur un répertoire majuscule. Dans la bossa nova, il y a un vrai sens de l’économie, un sentiment de dépouillement. Ça traîne, ça freine, ça flotte… confie-t-elle. Un brin décalé, un sens de l’oblique, sensuel, qui colle parfaitement à celle dont la marque de fabrique sont les cordes subtiles, voix voilée et guitare épurée. La bossa nova, une tristesse un peu apaisante comme elle sourit, une bande-son qui soigne les bleus à l’âme.

Pas question de reprendre à la virgule près ceux qui l’ont précédée en la matière. Tout au long de ce disque, il s’agit d’honorer l’esprit, sans coller à la lettre près. Sonorités r’n’b, échos de l’électro, samples de kora, le climat électro-acoustique offre de nouvelles perspectives à ces chansons éternelles. Toutes retrouvent un air de jeunesse en prenant des chemins buissonniers, en osant un nécessaire pas de côté qui incite à prendre la pause dans la folle course du monde…

Pauline Croze se produira notamment le 16 juin prochain, au Café de la Danse de Paris.

Thierry Cadet

Crédit photo : Claire Pathé

facebook.com/paulinecrozeofficiel