En live, Phyltre tue. Depuis plusieurs mois déjà, la rédaction de Horscene lorgnait sur l’univers de ce groupe avignonnais auréolé du Prix SFR Jeunes Talents Music ; et ce 12 avril dernier, face à la scène de La Boule Noire de Paris – avec les non moins excellentes Billie (finalistes du 2ème Prix Georges Moustaki) en première partie, nous n’avons pas été déçu. Phyltre possède la forme et le fond. Un look étudié, une mise en scène inventive et la forte présence de Sylvain, la voix de la formation, le tout assorti d’une bonne dose d’insolence. Tout est bon, tout est là, comme Indochine en son temps. Et c’est d’ailleurs à Nicola Sirkis qu’on pense aisément durant le set. Indo avait les chansons, Phyltre les a aussi. Il n’y a qu’à observer les fans venus en masse ce soir-là, sautiller sur « Du vide Online » (que n’aurait pas renié Madness), « Dracula 2.0 » ou (et surtout) le redoutable gimmick de l’évident single tube « La sulfureuse et burlesque Lili Saint-Cyr » (à l’intitulé bien trop complexe – il m’est arrivé plusieurs fois de chercher le morceau sur l’EP en zappant, incapable de me souvenir du titre). Dommage (même si cela semble être une des caractéristiques du groupe), dans une société médiatique où tout va très trop vite, et où l’identification immédiate est primordiale. « De Paname à Panama » en revanche, a séduit les radios, Le Mouv’ en exergue, qui programme le morceau 3*/jour, tandis que les télés se sont emparées du clip, de Direct Star à MTV Pulse.

Phyltre is magic !

Cette formation indépendante composée de Sylvain Seguin donc, et de ses acolytes Benoit Pithon, Axel Verbruggen et Romain Olivier, poursuit actuellement sa tournée – après une cinquantaine de dates, dont le Printemps de Bourges, les premières parties de Luke et Eiffel ou les co-plateaux de Gonzalès, Medi, Da Brasilians et Severin, et devrait de plus en plus faire parler d’elle – sachant qu’un nouvel EP est d’ors et déjà en préparation. On vous aura prévenu.

Thierry Cadet

Crédit photo : Morgane Launay

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