Arnold Turboust 2015

2016 sera l’année du retour du fiancé d’Adélaïde, Arnold Turboust. Celui que les anglais ont surnommé The French Pop Master est en effet sur la finalisation de son cinquième et nouvel album, le successeur de « Démodé » paru il y a cinq ans. « Je le réalise avec Richard Conning avec qui j’avais déjà réalisé mon premier album, « Pop Satori » pour Etienne Daho (dont le Best of « L’homme qui marche » est disponible) et même un single pour Tess « Nirvana ». Il y aura d’abord un single, et une sortie au printemps 2016. Ce disque sera plus produit et probablement plus électronique que le précédent » nous confie-t-il.
 
Turboust commence sa carrière avec sa participation aux claviers sur le premier album de Marquis De Sade (actuellement sur le coffret du « Golf-Drouot »), puis c’est la création de son groupe nantais, Private Jokes. Arnold rencontre par la suite Etienne, pour lequel il composera les tubes « La Notte, La Notte », « Tombé pour la France », « Epaule Tatoo », entre autres… jusqu’à « Idéal » en 1998. « Aussitôt après la promo de mon second album « Mes amis et moi », j’ai commencé le travail sur « Eden » avec Etienne (ndlr : un disque qui fêtera ses déjà 20 ans l’an prochain), et j’ai co-réalisé deux morceaux pour l’album de Brigitte Fontaine, « Genre humain », dont un avec Les Valentins« . Viendront ensuite Sylvie Vartan, Jacno, Lina, Cédric Atlan, ou Yvon Chateigner. « Je t’avoue que j’aimerai beaucoup sortir un Best of. Mais avec des versions originales, inédites, et des remixes. Il est très probable qu’une compilation voit le jour, car j’y pense déjà depuis un petit moment. La production d' »Adéläide » c’est Universal, puisque le 45 tours était à l’époque chez Phonogram, et les éditions rachetées par Virgin, sont donc aujourd’hui chez EMI ».

« Adélaïde », une chanson pop propre à l’innocence de nos années 80, une chanson qui restera classée quinze semaines au Top 50, pointant 23ème en septembre 1986. « « Adélaïde » a été un raz de marée, même si la chanson a mis trois mois à démarrer en radios. Ensuite, on l’a entendue partout. Ce qui s’est réellement passé, c’est qu’au moment de lancer le single suivant, « Les envahisseurs », la direction artistique de mon label Philips, celle qui y croyait et le défendait, a été remerciée. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de remaniements, l’équipe nouvelle n’était évidemment pas motivée de la même manière. Le single, qui venait depuis 15 jours d’être intensément travaillé, en a évidemment souffert. Ça l’a plombé net. Finalement j’ai travaillé d’autres titres, et quand je les ai présentés au label, ils se sont décidés, séduits, à lancer l’album. Il était sans doute un peu tard (sourire) ».
 
Par ailleurs, après avoir été Président du premier Prix Georges Moustaki, en 2011, Arnold Turboust sera les 20 et 21 mai prochains, Président du tremplin du Pic d’Or de Tarbes, pour la sixième année consécutive. « Il y a chez Arnold Turboust quelque chose de la fluidité de Trénet, du détachement de Gainsbourg, une sorte d’indulgence tendre pour autrui, exigeante pour lui-même ; un humour sans cynisme et une diversité musicale des plus plaisants » déclarait Françoise Sagan il y a quelques années. On ne peut que confirmer la filiation des artistes sus-cités avec cet artiste discret, dont on se réjouit d’entendre à nouveau parler l’an prochain…

Thierry Cadet

Crédit photos : pixbynot.com